1. l’impartialité

Je ne me bats pas contre des gens, car ce serait prendre le risque de me tromper sur eux et d’avoir gâché de mon temps. Je défends des idées, car je ne peux pas me tromper quand j’essaye d’exprimer les miennes et pas celles d’un camp. Ce n’est pas une perte de temps de les énoncer, car c’est comme ça que je leur donne vie. Je tisse ma pensée au fil de son expression, je ne peux donc pas me trahir quand je ne fais qu’évoluer à la vitesse-même de ma pensée.
L’impartialité est la position la plus folle à vouloir tenir, je le sais bien. On se retrouve avec deux camps contre soi, deux camps qui ne comprennent pas qu’on est avec eux deux à la fois parce qu’avec personne en particulier. Plutôt que de mentir à chacun d’entre eux pour bénéficier de leur clémence, je préfère être incompris en adoptant une impartialité suscitant la suspicion ou les procès d’intention.

Prendre parti, c’est voir des contraires là où, dans le paradigme supérieur, on voit deux fois la même chose.

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